Sous-titre : les fièvres nationales continuent de monter.
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Ecrit à Ferney-Voltaire le 21/07/2024.
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Un début anticipé
Alors que la cérémonie d’ouverture était prévue en fin de
journée, les Etats-Unis, hôte des Jeux, faisaient déjà leur entrée en lice avec
une rencontre déjà historique face à la Suisse.
Les deux équipes de Moins de 23 ans étaient dotés de 3
renforts professionnels, dont la super star américaine et double ballon d’or, Tom
Fenwick, ou encore Max Scarer, qui avait opté pour le passeport helvétique,
joueur-clé du Borussia Dortmund. Tom et Max étaient capitaines respectifs de
leur équipe.
Si les Etats-Unis se sont qualifiés facilement dans un barrage face à Haïti (4-0, et 1-6), les Suisses ont dû éliminer les Liechtensteinois, les Autrichiens et les Croates, dans un groupe qualificatif européen plein de rebondissements. Après plusieurs matchs d’entrainement dans la banlieue de Los Angeles, les Américains et les Suisses ouvraient donc le bal de la compétition de football au Rose Bowl de Pasadena. Les deux équipes du Groupe 2 lançaient ainsi une compétition d’envergure identique aux anciennes Coupes du Monde comportant, pour la première fois, 32 équipes regroupées en 8 groupes de 4.
Une foule exacerbée
98000 spectateurs, aux trois quarts américains poussaient
dans la ferveur de ces JO pas encore ouverts officiellement. Les quelques 9000
suisses qui avaient fait le déplacement avaient toutefois embarqué les
traditionnelles cloches à vaches, très symboliques, et les emblématiques
drapeaux rouges à la croix blanche, souvent marqués des villes et des cantons,
comme « Basel », « Sankt-Gallen », « Solothurn »,
« Lausanne » ou « Valais ».
Albert de Monaco ou encore Sun Jihai sont dans les tribunes
pour représenter le comité Olympique International. Michael Phelbs représente,
lui, le comité américain, alors que Lara Dickenmann est déléguée par le comité
suisse, et même la section football de ce même comité.
C’est parti
Après le cantique suisse, le « Star-Spangled Banner »
est entonné dans la passion des foules imprégnées de la mythologie de leur
identité et de leur histoire. Les jets américains laissent des trainées
rouge-blanc-bleue, et les hourras assourdissent les commentaires relayés en
ligne des reporters. Tom et Max échangent leurs fanions, avant que la publicité
mobilise trois minutes de pause. Le coup d’envoi se fait attendre.
C’est parti, après le tir au pistolet et le break dance
hier, les tournois de tennis et de volley-ball féminins ce matin, le premier
match de football est lancé. Très rapidement, les joueurs du sélectionneur
américain Alexi Lalas, partent conquérir les lignes défensives suisses. Et, dès
la douzième minute, John Tolkin ouvrit le score sur une déviation de la tête
après un coup franc de son coéquipier Fenwick. 1-0.
Les joueurs au maillot rouge et grenat tentent de réagir,
mais c’est sur contre que le tout jeune californien Jorge Libertad, 17 ans,
lancé par Fenwick, double la mise. A la mi-temps, c’est 2-0 pour la plus grande
joie du public. Dans le public, Henry, Mickey et Francis Stevenborg apprécient.
Henry s’en trouvera bien inspiré dans le futur, lors de la prochaine olympiade…
Mais ceci est une autre histoire.
Sauthier et l’IA
Anthony Sauthier, préparateur de la
« Nati olympique », était aussi préposé à l’IA pour fournir des
conseils à la sélectionneuse Ana Maria Crnogorcevic. Les données saisies,
il devenait clair sur l’écran qu’il consultait qu’il fallait sortir Scarer,
auteur de deux mauvaises passes, et pas assez offensifs à son poste pour
essayer de revenir. Crnogorcevic eut bien du mal à admettre le message et
ignora d’abord la démonstration de Sauthier, se référant à son adjoint Giorgio
Contini.
Et le 3-0 de la 50e sur coup-franc de Fenwick,
obligea la coach suisse à réagir. Elle appela Max Scarer, qui fronça les
sourcils, pour lui annoncer qu’il allait sortir. C’est là que le milieu
expérimenté de la Nati sortit le grand jeu. Il marqua sur coup-franc et d’une
tête sur corner dans les quelques minutes qui suivirent, et la 55e,
le score de 3-2. Dilemme pour Crnogorcevic et Sauthier.
Mais le préparateur genevois indiqua immédiatement que le
software lui donnait une nouvelle indication toute en couleur, mieux valait
faire entrer Loun Srdanovic pour dynamiser l’aile droite ; Crnogorcevic
s’exécuta. Sous les vivas de ses supporters genevois, Srdanovic centra quelques
minutes plus tard du milieu de terrain dans l’axe, et l’avant-centre suisse fut
fauché dans la surface de réparation. Penalty. Scarer donna le 3-3 à la 67e.
Pas de vainqueur dans le match d’ouverture
En fin de rencontre, Fenwick marqua un corner direct dans
les arrêts de jeu, alors que les américains s’étaient mis en difficultés après
un but contre leur camps quelques instants plus tôt. Les « USA, USA »
déterminés et fiers descendaient des tribunes sur 3 pans du Rose Bowl.
4-4 fut le score final, dans un stade en liesse, grâce à
l’égalisation de dernière minute, et à l’exploit suisse, loin des terres de la
Confédération.
Ce match nul agit comme un électrochoc national. Les
Etats-Unis remportèrent souverainement le groupe avec 7 points et 16 buts
inscrits, et devant la Suisse 5 points et seulement 8 buts. Le Japon, qui avait
bloqué héroïquement la participation de la Chine Intérieure dans un des groupes
qualificatifs asiatiques, termina troisième avec 4 points, et 6 buts, mais
éliminé à ce stade.
Victoire des Américains pour la médaille d’or
18 jours plus tard, dans une finale extraordinaire, les
Américains défièrent le Brésil dans une finale encore plus passionnée. Devant
90000 spectateurs rassemblés au Los Angeles Memorial Coliseum, c’est Molly
Cobb, l’astronaute américaine première occidentale sur la lune, qui donne le
coup d’envoi. Les Américains avaient éliminé la Colombie puis l’Italie, avant
de s’imposer devant les valeureux et très puissants nigérians.
Dans cette finale caniculaire, par une victoire 3 buts à 1,
et encore un but de Tom Fenwick, meilleur buteur avec 8 réalisations, les
Américains ne laissèrent quasiment aucune chance aux brésiliens du capitaine
Cotanho.
Les Suisses, quant à eux, obtinrent une très belle médaille
de Bronze, en écartant le Mexique en huitième de Finale, puis l’Allemagne en
Quart, et enfin en s’inclinant aux tirs au but face aux Brésiliens. C’est dans
la petite finale face au Nigéria, qui décrochèrent leur médaille, par une victoire
2-0, dès l’entame du match. Max Scarer et enfin Léo Maurizzio, entré en jeu
pour la première fois dans la compétition, inscrivirent ces réalisations
historiques pour la première médaille de la Confédération dans la discipline.
Sur Sport Dimanche
Max Scarer terminait 2e au classement des meilleurs buteurs, « grâce à 6 goals », comme l’indiquait fièrement Brian Wakker dans l’émission phare sportive du dimanche sur la RTS. Un reportage avait précédé pour montrer à quel point le nationalisme exacerbé avait sous-tendu à la compétition, notamment dans les matchs Grande-Russie contre Ethiopie-Erythrée (3-2), et Union des Flandres-Maroc (1-1, victoire des néerlando-belges aux tirs au buts), en huitième de finale. L’absence de joueur blanc en équipe de France comme dans toute la Sélection britannique, ne pouvait, elle, pas être commentée.

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