30 novembre 2024

14. Emmenez-moi...

Ecrit le 23 août 2024 aux Bains de Saillon.

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Départ du port

Le vieux rafiot craquant qu’était devenu le FC Metz, s'était maintenant transformé en destroyer moderne depuis trois saisons, désormais, et sa victoire en Coupe de France le 20 mai 2028 en fut le meilleur symbole.

Pour cette nouvelle saison, le préparateur physique diététicien allemand Frank Esther Schmidt avait rejoint le club, notamment pour préparer ce difficile été de qualification européenne. 

Du point de vue des recrues, Cyprien B., jeune meneur de jeu de l'US Forbach était longtemps le seul à renforcer les troupes en place. Le coach Julien François jouait la carte de la stabilité. Le jeune ailier brésilien ambidextre Geronimo était toutefois attendu sous peu. Geronimo quittait ainsi le ciel lensois du Nord de la France, après une descente aux enfers de la Ligue 2 pour son club, et malgré tout le talent que le joueur de 21 ans avait montré sur une seule saison.

Gauthier Hein, le capitaine du FC Metz avait quant à lui annoncé qu’il jouerait sa dernière saison, et ce retour en Coupe d’Europe signifiait pour lui le couronnement d’une longue et belle carrière à bientôt 33 ans. Même s’il est vrai que cet âge n’était de loin plus une limite dans le football professionnel moderne. Son successeur tout trouvé avec Cyprien, la saison au milieu serait passionnante sachant que Joseph Nduquidi, lui aussi Forbachois, était devenu presque incontournable, il y a plusieurs saisons. Cette solidité au milieu était une des recettes du coach François, qui avait, avec ce poste, pris le chemin de ses rêves d’enfants depuis 3 saisons déjà.

Lancement réussi

Pour lancer sa saison, Metz avait affronté Sarreguemines, puis Kaiserslautern et Nancy en tournoi d'été, et enfin l'AJ Auxerre à Dijon. 4 matchs 4 victoires, toutes de différents niveaux : 4-1, 1-1 aux tabs, 2-0, puis 4-3. Après ce prologue, le premier match contre le Sheriff Tiraspol en tour de pré-qualification de Ligue Europa s'annonçait intéressant. Metz se déplaçait d'abord en pays inconnu sous l'éternel été, puis recevaient les Transnistrio-russes ensuite. Les Grenats s'inclinèrent 1-2 en Europe de l'Est, mais parvinrent à revenir à 2-1 au match retour, bien que menés 0-1. Ils s'imposèrent en dernière minute de la prolongation, sur un penalty généreusement attribué mais libérateur, réalisé par Hein.

En championnat, le FCM alla chercher un nul 0-0 au Havre, puis un autre (1-1) à St Symphorien face aux rivaux de Strasbourg. Arriva la double confrontation face aux Portugais de Belenenses. Cette fois, c’est à St Symphorien devant 33333 spectateurs déchainés et chantant de bon cœur que les Grenats ouvrirent le bal. Le coup d’envoi fut donné par un Joël Muller désormais retraité, avec une minute de silence pour le Président Carlo Molinari, décédé exactement un an plus tôt. Des larmes et aussi un parfum poivré d’éternel été lancèrent les hostilités, où les Messins furent à la hauteur de cette dernière étape avant la phase de groupes.

3-0 après 30 minutes de jeu, l’étonnant Geronimo avait déjà écrit l’histoire. Les Messins baissèrent ensuite de rythme, et Rashford Aznavour réduit par deux fois le score, avant et après la pause. Le match changea de philosophie, et heureusement que Nduquidi marqua un coup-franc extraordinaire à la 88e. C’est donc avec un avantage de deux buts, avec 4-2, que Metz irait au Portugal. Non sans devoir aller à Toulon, vers les docks où le poids d’un match ennuyeux finirait par peser, en championnat dans l’intervalle. Encore un nul, encore un 0-0.

Ode au voyage en Europe

Le match de Lisbonne se disputa devant 40000 portugais au pays des merveilles, puisque le CF Belenenses menait déjà 2-0 à la 5e minute, sur deux erreurs d’inattention de la défense messine. Et pourtant Frank Esther Schmidt avait minutieusement préparé la confrontation avec une bonne partie de l’équipe. Il était sous le choc.

Metz ne parvint pas à marquer, mais tint ensuite défensivement. Et fit même mieux que ça, avec 3 tirs qui heurtèrent successivement la barre transversale entre la 73e et la 87e. Il y eut donc une nouvelle prolongation. Et une nouvelle libération juste avant la sadique épreuve des tirs aux buts, grâce à une bicyclette inscrite par Cyprien B., entré en jeu après la fin du temps réglementaire. Il fut porté en triomphe par ses coéquipiers au Stade du Restelo.

L’aventure continua donc en Ligue Europa, pour des Messins qui avaient fin de rattraper un passé, mais sans remords, sans bagage, le cœur libéré. On n’allait pas rappeler la confrontation barcelonaise de 84 éternellement…

Après une défaite à Paris (contre le Paris FC) en championnat puis un nul 1-1 à domicile contre Nice, Metz devait se reprendre en Coupe d’Europe. Et la joute commençait avec les londoniens de West Ham, accueillis cependant au bout de la terre (pour eux), avec amour et soleil (pour les supporters Grenats). Cette fois, le coup d’envoi fut donnée par la thionvilloise Cécile Cube-Bouderbala, gardienne française récemment couronnée championne du Monde de cécifoot. West Ham fut terrassé 1-0, encore grâce à Cyprien, qui s’était fait sa place, et devint dès lors membre titulaire de l’équipe.

Comme il fallait relever la tête en championnat, la même équipe que contre les anglais fut alignée à Toulouse. L’amitié entre les supporters fut célébrée, et Metz revint avec une victoire 1-3, grâce à un doublé de Geronimo, et encore un but inscrit par Cyprien en fin de match. Une certaine euphorie se dessinait sur les réseaux sociaux. Il fallait maintenant affronter le SG Dynamo de Dresde, 5e du championnat allemand la saison précédente. Aller à Dresde, et vaincre ? Metz alla y chercher un bon nul 1-1, grâce à un doublé du suisse Ugrinic, une fois pour Dresde, et une fois contre son camp. Metz enchaîna par deux victoires en championnat contre des mal-classés.

Qualification jusqu’au Quart de Finale

Et la tournée européenne emmena ensuite les Grenat à Naples (défaite 1-3), à Metz contre Naples (0-0), à Metz contre Dresde (1-1), puis à Londres contre West Ham. Metz obtint sa qualification par 4-2 à l’extérieur, devant un public médusé par le talent de Hein, Nduquidi, Geronimo et celui de Cyprien. Ce dernier clôtura la marque à la 90e d’un lob en pleine lucarne, il fut grandement applaudi. Metz régatait à la 5e place en championnat à Noël. Les grandes années étaient de retour, et le club lorrain, ses sponsors automobiles et autres, ses supporters, ses suiveurs - tous, comptaient en profiter au maximum.

Epilogue

Le FC Metz passa contre l’Hajduk Split en huitième de finale (5-1 et 2-2) mais fut éliminé contre Chelsea en quart (0-2, 1-1) avec une malheureuse expulsion du capitaine Hein, qu’un arbitre humain n’aurait pas sifflée.

La saison messine fut toutefois un succès, avec une finale perdue de Coupe de France face aux amis Toulousains, et une belle 5e place tenue jusqu’au bout du championnat. Mme Vaillant, transportée, était maintenant prête à rajouter 10 millions au futur contrat de sponsoring.

26 novembre 2024

13. Massimo, roi des doublés

 Ecrit le 18/05/2024 à Evian-les-Bains

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Des débuts difficiles, mais...

L’ailier gauche de nationalités camerounaise et colombienne, Faustino Maximo Alternativo de Brumer, arrive par bateau à Evian un jour de l’été 2024. C’est un ailier hors norme ; il a 21 ans, une carrure impressionnante d’1m96, et pourtant une accélération et surtout une vitesse de pointe exceptionnelles. C’est le club de Lausanne-Ouchy, relégué en 2e division suisse, qui voit l’opportunité de recruter un tel joueur, alors que beaucoup des joueurs artisans de l’unique saison en Super League helvétique du club de la banlieue chique lausannoise sont sur le départ.

En difficulté sur le plan technique, Faustino De Brumer commence la saison sur le banc. Il se demande même s’il va rester au club, tant le temps de jeu est restreint sur cette première partie de la saison. Mais à la blessure de Demiraj Moreira, le titulaire au poste de latéral gauche, Faustino deviendra bien plus que le remplaçant en cas de crise qu’il s’apprêtait à demeurer sur ce premier exercice. C’est d’ailleurs en Coupe de Suisse, qu’il ouvrira son total de buts - avec un doublé impressionnant dans le derby lausannois, combinant une frappe de la ligne de touche en pleine vitesse et à une quinzaine de mètres de la surface de réparation, et une tête sur corner. Le Lausanne-Sport est battu, et le prochain match contre le FC Zurich aurait lui aussi son importance. Auteur d’un nouveau but en huitième de finale de la Coupe contre le FCZ, De Brumer a impressionné l’entraîneur adverse, Urs Fischer, de retour au club.

De Lausanne à Lyon

Et la deuxième partie de cette saison occasionnera un prêt payant avec option d’achat dans le club zurichois. Auteur de deux autres doublés extraordinaires, Faustino De Brumer est donc engagé définitivement par Urs Fisher, qui se prépare à jouer la Coupe d’Europe. Et là encore, c’est le jour d’une rencontre d’Europa Conférence League contre les bulgares de Ludogorets Razgrad, que l’entraîneur local, un sombre russe nommé Petar Wromski, notera la performance assez spéciale de ce colosse qui dynamite le flanc gauche de son attaque. Mais Ludogorets attendra la fin de la deuxième saison de Faustino à Zurich pour placer son offre. A 23 ans, le « Massimo » comme l’avaient surnommé la presse zurichoise, débarque dans la campagne bulgare.

Deux saisons plus tard, Faustino peut non seulement jouer latéral ou ailier gauche, mais aussi dans l’axe, à la récupération ou en box-to-box, où il s’est avéré un sacré numéro 8. Et là, c’est l’Olympique Lyonnais et le FC Séville qui vont se disputer les services du Colombo-camerounais. Ce sont les espagnols qui vont d’abord remporter la mise, mais l’OL n’avait pas dit son dernier mot. Après deux saisons moyennes et assez irrégulières en Liga, dont une 10e et une 9e place, et seulement 6 buts, bizarrement sur 3 doublés, en 36 titularisations, Faustino « Massimo » est prêté à l’OL. Il fera une bonne saison, et marquera le penalty qui enverra l’OL en finale de Coupe de France. Le capitaine Caqueret demandera même « qu’on porte De Brumer » en triomphe pour un tour d’honneur de l’ « OL Tupras Park ». Le gardien sourd et muet Lopes et l’immense défenseur tunisien Bouzamoucha auront bien du mal à tenir le colosse international camerounais.

Le doublé comme spécialité

Et De Brumer, de plus en plus constant, restera à l’OL encore plusieurs saisons, avant de revenir dans le championnat suisse, bien davantage en milieu défensif voire en défense centrale - sur la fin de carrière. Son plus bel exploit : encore un doublé contre les allemands du 1. FC Kaiserslautern, en finale du tournoi du Leman ; une compétition de préparation estivale de plus en plus prestigieuse dans les années 30, remportée alors (avec les 4 Millions de prime) par les Lyonnais pour la première fois. Au cours de son avant-dernière saison professionnelle à Neuchâtel, il battra le record de Challenge League en inscrivant 6 doublés, dont 4 de réalisations exclusivement de la tête, pour 13 buts au total, et une place de vice-champion.

Voilà son parcours :

  • 24-24 Stade Lausanne-Ouchy, CL, 9 matchs 4 buts
  • 25-25 FC Zurich, SL, prêté par SLO, 12 matchs 5 buts
  • 25-26 FC Zurich, SL, 26 matchs 6 buts
  • 26-28 Ludogorets Razgrad, 1D, 44 matchs 7 buts
  • 28-30 FC Séville, 1L, 43 matchs 6 buts
  • 30-31 Olympique Lyonnais, L1, prêté par le FCS, 21 matchs 7 buts
  • 31-34 Olympique Lyonnais, L1 puis L2, 42 matchs 10 buts
  • 34-35 Neuchâtel Xamax, CL, 26 matchs 9 buts
  • 35-36 FC Sion, SL, 11 matchs 4 buts
  • 36-37 Neuchâtel Xamax, CL, prêté par le FC Sion, 29 matchs, 13 buts
  • 37-38 Étoile Carouge, 1L, 14 matchs 2 buts
  • 38-39 US Divonne-les-Bains, N3, 30 matchs 4 buts

Épilogue: 

Parmi les joueurs qui ont disputé plus de 100 matchs en professionnel, Faustino de Brumer sera retenu par le Guiness Book comme celui ayant réalisé le plus de doublés pour le nombre de matchs joués ; soit 25 doublés pour 77 buts au total, pour 307 matchs comptabilisés. Il n’a jamais marqué trois buts dans un match.

Son fils Ermitage De Brumer évoluera au FC Sochaux avant de devenir préparateur physique de ce club. Son petit fils Gervase de Brumer fera lui aussi une très belle carrière.

24 novembre 2024

12. La meilleure joueuse du monde

 Ecrit le 29.10.2023, Palavas-les-Flots

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La réussite tumultueuse

Avec ses parents, Anne-Sarah Krief avait fui la menace islamiste qui sévissait en France au milieu des années 20. Comme beaucoup de familles israélites cossues, ils partirent pour Israël, dans l’espoir d’une vie nouvelle. La vie tumultueuse du Proche-Orient, conduit toutefois cette talentueuse footballeuse à parcourir le monde.

Ces tumultes du monde firent que l’adolescente se réfugia dans ses études... et le football, qu’elle avait pratiqué avec ses cousins parisiens et sétois. Elle excellait dans le physique comme dans la technique. Ses cheveux bruns virevoltaient lors de ses accélérations et ses changements d’appui. Et ses frappes étaient pures et précises. Ce qui lui confie une qualité sans pareil sur coups de pied arrêtés. Au Maccabi Tel Aviv, elle entama ainsi une carrière de joueuse professionnelle exceptionnelle.

Automatiquement naturalisée israélienne, Anne-Sarah évolua dès 18 ans sur l’aile gauche avec l’équipe espoirs, puis dès 19 ans avec l’équipe première nationale.

D’abord un peu perdue dans ce nouveau monde, finalement pas vraiment moins tumultueux, elle finit non seulement par trouver sa place, mais en plus à s’imposer au niveau international. Elle cumula les titres de championne avec son club, mais de surcroit elle emmena Israël en quart puis en demi-finale du championnat d’Europe des Nations. Sur un corner direct, elle qualifia même Israël pour la Coupe du monde en Scandinavie, égalisant majestueusement face à son pays d’origine, qui se trouva éliminé. Israël sortit alors en Huitième de Finale aux tirs aux buts face à la Grande Russie, malgré une réussite d’Anne-Sarah.

Le ballon d’or et l’envol

Elle obtient trois ans d’affilié le ballon d’or féminin, dont le premier remis par l’exemplaire Lara Dickenmann, succédant ainsi à l’extraordinaire Alexia Santos, qu’elle ne rencontra que deux fois, dont ce soir-là. Anne-Sarah finit par épouser son préparateur physique, le controversé Isidorian Schkrummel.

Probablement sa plus grande erreur, au milieu d’un océan de succès et de gloire. Isidorian finira en prison, et Anne-Sarah en célibataire émancipée, avant de découvrir le monde.

Après le Maccabi, elle alla finir sa carrière outre-atlantique, au Red Bulls de New York, où elle remporta une Coupe du Monde des clubs, puis à l’Impact de Montréal au côté d’Enola Papillien. Elle quitta le football pour effectuer des croisières scientifiques, renouant avec sa passion pour les Sciences. Première femme à avoir sa statue devant le stade du Maccabi, elle ne revient jamais sur le devant de la scène.

Isidorian Schkrummel, lui, sortit de prison, et tenta de s'associer avec le jeune Wromski à Minsk en Grande-Russie, avant de s'en faire expulser manu militari. Il chercha à renouer avec Anne-Sarah, mais elle était parti pour d'autres cieux.

11. Michal

 Ecrit le 28.10.2023, à Palavas-les-Flots (France)

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Michel, Zbigniew et Michal

Michel et Michal se sont rencontrés pour la première fois en Octobre 2024, alors que Michel Platini recevait son ami Zbigniew Boniek et sa famille à l’hôtel Plage Palace, au Sud de Montpellier.

Michel y venait souvent, et y côtoyait des gens de sa génération, comme le créatif entrepreneur Luc Besson et sa jolie femme, ou plus âgé, Michel Sardou, qui y venait avec toute son arrogance et ses certitudes, mais un talent absolument indéniable… A l’été, Michel avait appelé Zbigniew, et avait convenu de se voir pour les vacances de la Toussaint, ici au bord de la Mer Méditerranée.

Michal était le petit fils de l’ancien avant-centre international polonais, et n’avait que 10 ans lors de la rencontre avec l’ancien président de l’UEFA. D’ailleurs, ce rendez-vous entre Michel et de Zbigniew s’inscrivait dans la candidature de ce dernier à la Présidence de l’UEFA, que le français avait occupé de 2007 à 2015. Plus qu’un adoubement, c’était un mouvement stratégique coordonné, pour que le français se repositionne… Les deux monuments du football avaient partagé trois ans à la "Juve", trois saisons de succès de 82 à 85, et ce n’était pas rien.

Z. Boniek et M. Platini à la Juventus de Turin
Crédit: Juventus FC archive, via Gettyimages.

A la marge de ces discussions, le jeune Michal, timide, montra ses talents sur la plage, en effectuant quelques passes avec son père, son grand-père et l’ami de son grand-père. « Un piccolo con un futuro » dit même Platini, au détour d’un contrôle remarquable. Ça parlait surtout italien, même si Zbigniew se laissait à parler anglais ou à tenter quelques tournures françaises, qu’il se sentait obligé ici dans le nouvel antre de son ami.

Numéro 10

Michal Boniek devint un numéro 10 remarquable. Certes, on ne parlait plus trop de meneur de jeu, mais c’était un milieu de terrain très offensif, souple, technique, équilibré, et constamment en train de se remettre en cause. Il développa une stature remarquable, même s’il ne mesurait 1m83, ce qui dans les années 40 constituaient le bas de la fourchette de la taille des ailiers du football professionnel européen.

Michal Boniek commença sa carrière au RTS Widzew Lodz, jusqu’à ses 17 ans, puis rejoint le Stade Nyonnais en 2e division suisse, tout près du siège que son grand-père avait conquis. Le nouveau Prélat du football européen avait résisté au mouvement qui voulait emmener l’UEFA à Zurich, alors que la FIFA s’était installée à Paris, pour déménager quelques années plus tard à New York et à Shanghai dans un double-siège sans limite budgétaire…

Au Stade Nyonnais, Michal ne jouera que 2 saisons. La Juventus de Turin, qui se cherchait un peu, n’avait pas raté l’occasion de faire un revenir un meneur de jeu frappé du nom d’une telle ancienne gloire. Michal, jamais blessé, trouva une place de titulaire dès la deuxième saison. Il devint un tireur de coups de pied arrêtés remarquable.

Dès ses 22 ans, Michal remporta le Championnat d’Europe des Nations, avec la Pologne, et un doublé Coupe-Championnat avec la Juventus. Très convoité, il optera pour aller jouer à Liverpool, puis rapidement plus tard au Celtic Glasgow. A 30 ans, il rejoint Legia Gdansk, qui s’apprêtait à rejoindre la puissante Alliance Hanséatique.

Un futur influenceur

Avec 173 buts en 599 matchs professionnels, Michal raccrocha les crampons dans la force de l’âge avec seulement 32 ans, au même âge que son grand-père et avec un an de plus que Michel Platini, lors de leur fin de carrière. Il avait effectué une dernière saison à la Juventus, rétrogradé en Serie B pour pari truqué, et amena "la Vieille Dame" au titre de champion.

Contrairement à Zbigniew, Michal ne voulait pas être entraineur, mais au gré de sa réflexion, trouva une place, comme Michel Platini et son grand-père, au développement du football dans les instances de l’UEFA. Le re-développement du football dans les campagnes sera un des thèmes favoris.


23 novembre 2024

10. L’exploit olympique du Luxembourg

 Ecrit à Alsting, le 27/07/2024 – complété les 11/08 et 23/11/2024 à Ferney-Voltaire.

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Le Luxembourg

Construit historiquement sur l’économie de l’acier, le Luxembourg coincé aujourd'hui entre l’Allemagne, la Belgique et la France, s’est développé ensuite dans les services financiers et bientôt dans les technologies de conquête spatiale. Le Grand-Duché compte 740 000 habitants en 2030, et s’apprête finalement à rejoindre sous trois ans l’Union des Flandres pour constituer la Confédération du Benelux.

"Stevenborg Senior" devient sélectionneur

Henry Stevenborg et ses fils qui assistaient au très beau match Etats-Unis contre la Suisse au début des JO 2028, et c’est alors qu’un lointain petit-cousin luxembourgeois le reconnait et l’interpelle à la sortie des tribunes. C’est le début d’une courte mais folle aventure, parallèle à la carrière d’entraineur en club, de « Stevenborg Senior », comme certains journalistes finiront par appeler Henry, par rapport à Mickey et Francis.

Jean Kallenborn, dont les jumeaux de petits fils feront d’ailleurs une fantastique carrière de footballeurs aussi, est au côté d’Henry pendant la finale caniculaire des JO 2028 opposant les Etats-Unis au Brésil. Jean avait fini par convaincre Henry de s’intéresser à la sélection des M21 et olympique du Luxembourg. Et cette occasion de la Finale fut la concrétisation de cet accord. En marge du match, Henry se laissa convaincre qu’essayer de mener le Luxembourg aux JO de 2032 était un beau pari. Bientôt, il allait rejoindre Dagenham and Redbridge, c’était en soi un pari, mais Henry était d’un esprit d’entreprise inégalé, et il n’avait pas peur du risque.

Deux mois plus tard, Henry Stevenborg, flanqué de son fils Francis, et de l’entraineur des gardiens Anthony Moris était présenté comme le nouveau sélectionneur M21 et M23 de la (dernière) sélection du Grand-Duché. Il prenait ce rôle en plus de celui d’entraineur général de Dagenham and Redbridge, un autre challenge.

La qualification

Après deux saisons prometteuses, les M23 luxembourgeois commencèrent leur parcours de qualification pour les JO de Brisbane en Australie. Le Luxembourg jouait alors un groupe de qualification composé de l’Union des Flandres, qui jouait lui-aussi sa dernière compétition, de la France, de l’Italie, de l’Albanie, et de l’Empire Turc. Il fallait l’emporter dans ce groupe pour se qualifier, ou terminer meilleur deuxième des 6 groupes européens, autant dire que rien n’était gagné. Et pourtant…

Henry Stevenborg sélectionnait dernièrement les joueurs luxembourgeois évoluant en Bundesliga, dans la Fédération des Flandres, au Portugal et au FC Metz, qui avait développé un partenariat de longue date, en plus de 3 ou 4 joueurs évoluant dans le bon championnat national.

Après 5 matchs, les M23 du Lion avaient joué contre chacun des adversaires et n’avaient concédé une défaite qu’en Italie, par 2-3, en terminant le match à 10. Avec 2 victoires à domicile et 2 nuls, tout était encore permis. Le 6e match à Istanbul s’annonçait comme la charnière de cette phase qualificative. Le jeune ailier Jean-Baptiste Braun créa alors l’exploit en ouvrant le score à la 1ère minute sur un corner direct, et la furie des 35000 stambouliotes n’y pu rien au cours d’une rencontre tendue mais verrouillée par la défense luxembourgeoise. Avec cette nouvelle victoire 0-1, le Luxembourg était vraiment dans la course à la qualification.

Le mercredi 14 avril 2032, à Luxembourg, les M23 d’Henry Stevenborg accueille la France, qui était en tête du groupe jusqu’en Novembre, et qui l’a alors cédée à l’Italie. Si le Luxembourg bat la France, le Luxembourg terminera deuxième du groupe derrière les Italiens qui se sont assurés la veille une qualification olympique à Tirana. Devant 9800 spectateurs, les joueurs au maillot rayé bleu ciel et blanc remportèrent le match grâce à des prestations exceptionnelles de Braun et de Jean-Michel Moris au but, le fils d’Anthony. Esteban Carioca en attaque avait scellé le 3-2 dans une explosion de joie incroyable. Le Luxembourg irait donc à Brisbane, et Stevenborg prolongerait donc de quelques mois sont mandats, qu’il comptait secrètement finir en apothéose.

Le tournoi olympique de 2032

Dans le tournoi olympique australien, le Luxembourg affronta l’ogre Etasunien, l’autre ogre Chinois, les voisins Néo-zélandais, et enfin l’Empire d’Ethiopie-Erythrée, pour la première fois réunies aux JO. Encore une fois, rien de simple. Il fallait terminer dans les 2 premiers pour se qualifier en huitième de finale. Le Luxembourg et son capitaine Jean-Baptiste Braun va même remporter le groupe à la surprise générale.

En huitième de Finale, les jeunes joueurs du Lion vont retrouver l’Italie, et se qualifier aux tirs aux buts. En quart de Finale, c’est l’équipe argentine qui se présente. Et là encore, Moris fera des exploits entre les poteaux, et le penalty de Carioca en fin de rencontre expédia le Luxembourg pour la première fois de son histoire dans une Demi-Finale. La médaille pour les gars de Stevenborg n’était pas loin. Dommage que Francis avait lâché l’affaire en 2030, Henry aurait été fier d’emmener son fils jusque-là, mais Francis menait désormais son propre bateau.

La Demi-finale

La demi-finale contre l’équipe d’Australie, emmenée par son capitane Voltaren Kukuruzovic, apparaissait comme une aubaine pour les locaux ; elle devint un enfer. Le coup d’envoi fut donné par la directrice de la base lunaire Samantha Cristoforetti, de retour après 6 mois de mission. Le match fut serré. A 1-1, à la fin du temps réglementaire, le Luxembourg et l’Australie entamèrent chacun leur 2e prolongation dans la compétition. Stevenborg n’avait pas toujours fait rentrer le moindre remplaçant, préservant son équipe au maximum. La 118e minute, toujours 1-1. C’est là que Stevenborg fait entrer non seulement son attaquant mais aussi son gardien remplaçant. A la 119e, le milieu australien Ticinese envoit un boulet de canon en pleine lucarne, mais Streiff, le fameux gardien remplaçant, alla cherche cette balle dans une détente de dernière chance.

Andrew Streiff était d’origine sino-américaine du côté de sa mère et de nationalité luxembourgeoise depuis ses 14 ans. Avant il avait grandi dans la banlieue de Saint-Louis, avant d’arrivée avec sa famille au Grand-Duché. C’est aux Etats-Unis qu’il s’était mis au « soccer », et son gabarit déjà imposant le poussa dans les buts. C’était donc un jeune gardien qui avait débarqué à Luxembourg un été des années 20, et le voilà à Brisbane pour les JO sous les couleurs luxembourgeoises.

C’est parti pour les tirs aux buts, devant 90000 spectateurs médusés de voir leur équipe australienne à ce point mise en danger. Cristoforetti était très enthousiaste devant un tel spectacle.

Tirs au but d’anthologie

C’est 4-4, tous les tireurs ont marqué, quand Carioca se présente et rate. Si Kukuruzovic marque, l’Australie se qualifie ; mais Andrew Streiff repousse le ballon d’un doigt sur sa gauche. Toujours 4-4. Les prochains tireurs vont tous marquer, jusqu’à Streiff lui-même. Un grand doute frappe les sujets du Grand-Duc, quand le jeune Greg Nowak tire au-dessus. Mais quand son adversaire de gardien se présente devant lui, Streiff décide de rester droit dans ses bottes et bloque la Panenka de l’Australien. Toujours égalité. Quelques instants plus tard, à 8-8, c’est le jeune Thill qui se présente et donne le 9-8 au Luxembourg. Luc Holtz dans les tribunes est aux anges, il suffit pour Streiff d’arrêter le tir de Ticinese. Et Streiff détourne le tir sur le poteau déclenchant… la stupeur générale et la joie mêlée d'une immense fierté pour les quelques centaines de luxembourgeois dans le stade. Le Luxembourg ira en Finale des Jeux olympiques…

La médaille d’argent

La Finale arbitrée par le grand-russe humanoïde Arthus Klashka se tient quatre jours plus tard, et opposera la Grande-Bretagne Unifiée aux Luxembourgeois, dans leur dernière compétition. Stevenborg y sera mis à l’honneur pour l’extraordinaire exploit d’avoir amené son équipe en Finale. Et s’il finira par perdre avec son équipe sur un score honorable de 3-1, donnant une médaille d’or supplémentaire à la GBU, il en ressortira grandi d’une aura qui servira sa carrière servettienne. Et, sans doute, celle de ses fils, qui passeront tous les deux par la Grande Bretagne très rapidement.

La médaille d’argent remise à Henry par l’australobritannique Katherine Bennell-Pegg, la nouvelle directrice de la base lunaire en vacance sur la Terre, fut le paroxysme de sa carrière. Dans une interview qui suivi la cérémonie, Henry ne manqua pas de remercier la française Bérénice Julianne, qui était intervenue régulièrement auprès de son équipe.


18 novembre 2024

09. Intelligence Artificielle

 Ecrit le 15.11.2023, à Ferney-Voltaire (France)

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Moi :

Le Ballon d’Or

2027. Le monde du football féminin est révolutionné par l'émergence d'une joueuse extraordinaire qui captive l'attention du monde entier. Son nom est Alexia Santos, une athlète colombienne, un vrai prodige, qui a repoussé les limites du jeu et redéfini ce que signifie être une joueuse de football exceptionnelle. Du haut de ses 22 ans, elle est couronnée dans une cérémonie mémorable du ballon d’Or. 

L’histoire

Dès son plus jeune âge, Alexia avait montré un talent intrinsèque, presqu’inné, pour le jeu des deux pieds, pour les contrôles et les frappes. Sa vitesse, son agilité et sa vision du jeu ont rapidement attiré l'attention des recruteurs des plus grands clubs du monde. Mais ce qui finira par distinguer vraiment Alexia, c'est sa capacité à marquer des buts incroyables de n'importe quelle position sur le terrain. Son instinct infaillible et sa précision chirurgicale lui ont désormais valu le surnom de "La Magicienne" par ses coéquipières et les fans latins, ensorcelés par le rêve qu’Alexia relayait.

En plus de ses prouesses sur le terrain, Alexia est durant cette dernière année également devenue une source d'inspiration pour les jeunes filles du monde entier. La souriante jeune brunette utilise sa plateforme média pour promouvoir l'égalité des sexes dans le sport et encourage les jeunes filles à poursuivre leurs rêves, une balle au pied ou non, peu importe les obstacles auxquels elles pourraient être confrontées. Et ça, en 2027, ça compte beaucoup pour le Ballon d’Or.

L’impact

Son impact sur le football féminin a été tel que les stades se remplissent à chaque fois qu'elle joue ; son club du Real de Madrid en a su tirer un profit maximal. Et les droits de diffusion des matchs du championnat espagnol de football féminin se négocient dès lors à des prix records. Les sponsors se bousculent pour être associés à son image, et les maillots portant son numéro 10 fétiche se vendent comme des petits pains. Le succès est aussi important que le raz de marée est puissant. 2027 marquera d’ailleurs un tournant pour le football féminin ; désormais un joueur sur deux en Occident est une fille !

Le Docteur Julianne

Derrière cette réussite, il y a aussi la française Bérénice Julianne, docteur en psychologie sportive employée par le club madrilène, et qui a pris Alexia sous son aile ; Bérénice et Alexia ont tissé des liens forts et réguliers, en se voyant toutes les semaines, et la joueuse en a pleinement bénéficié pour une approche mentale et physique optimisée de la compétition.

Le discours

En fin de compte, Alexia Santos aura incarné une quintessence de ce qu'une joueuse de football extraordinaire peut faire pour marquer l’histoire de ce spot. « Son talent, sa détermination et son leadership ont propulsé le football féminin vers de nouveaux sommets, et son héritage perdurera bien au-delà de sa carrière sur le terrain. » dixit Lara Dickenmann dans son discours de candidature à la Présidence de la FIFA… Dans la salle, le jeune Professeur Zoltan Mawauks sourit.

La succession

Au ballon d’Or, elle laissa place ensuite à la franco-israélienne Anne-Sarah Krief, qui fit une carrière un peu plus chaotique que la remarquable et éternellement légendaire « Alexia Santos », comme marqué sur le fronton de la tribune madrilène.

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Moi : Une joueuse de football extraordinaire dans un futur proche

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Dans un futur proche, le monde du football féminin a été révolutionné par l'émergence d'une joueuse extraordinaire qui a captivé l'attention du monde entier. Son nom est Alexia Santos, une athlète prodige qui a repoussé les limites du jeu et redéfini ce que signifie être une joueuse de football exceptionnelle.

Dès son plus jeune âge, Alexia a montré un talent inné pour le football. Sa vitesse, son agilité et sa vision du jeu ont rapidement attiré l'attention des recruteurs des plus grands clubs du monde. Mais ce qui distingue vraiment Alexia, c'est sa capacité à marquer des buts incroyables de n'importe quelle position sur le terrain. Son instinct infaillible et sa précision chirurgicale lui ont valu le surnom de "La Magicienne" par ses coéquipiers et ses fans.

En plus de ses prouesses sur le terrain, Alexia est également devenue une source d'inspiration pour les jeunes filles du monde entier. Elle utilise sa plateforme pour promouvoir l'égalité des sexes dans le sport et encourage les jeunes filles à poursuivre leurs rêves, peu importe les obstacles auxquels elles pourraient être confrontées.

Son impact sur le football féminin a été tel que les stades se remplissent à chaque fois qu'elle joue, et les droits de diffusion de ses matchs se négocient à des prix record. Les sponsors se bousculent pour être associés à son image, et les maillots portant son numéro se vendent comme des petits pains.

En fin de compte, Alexia Santos incarne la quintessence de ce qu'une joueuse de football extraordinaire peut être dans un futur proche. Son talent, sa détermination et son leadership ont propulsé le football féminin vers de nouveaux sommets, et son héritage perdurera bien au-delà de sa carrière sur le terrain.


16 novembre 2024

08. Max Scarer

 Ecrit entre les 23 et 24 décembre 2023 à Spicheren puis Alsting.

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De son nom complet Maximilian Zephyr Scarer, le jeune « Max » est turbulent, bien plus que son grand frère Mike Vesper Scarer. Les deux sont suisso-luxembourgeois.

Le cadet est toutefois un grand hyperactif, quoique, par la taille il demeurera moyen. Son talent de footballeur sera malgré tout remarquable, puisqu’il fera une carrière professionnelle de premier plan, arrachant une sélection sous les couleurs de la Confédération Helvétique, après un beau parcours en Espoirs suisses. Voyons cela de façon plus détaillée :

L'hyperactif

Après une enfance pour le moins agitée, il devient clair pour celui que tout le monde appelle « Max » qu’il fera une carrière de footballeur. Ce milieu défensif hyperactif court dans tous les sens, et même s’il est épuisé après 90 minutes, il a très souvent enchainé plus de 15 kilomètres de courses, de bonds, de tacles, de coups de reins, de changements de rythme. S’il est super énergique pendant la durée d’une match normal, Max est pourtant épuisé à l’issue du temps réglementaire.

Atteignant 1m79 dès 16 ans, Max ne grandira plus ; il figurera ainsi vite comme un des plus petits de ses équipes, le football étant devenu un véritable sport de force, de physique et d’endurance. C’est sur ce dernier plan que Max tirera son épingle du jeu, avec de plusieurs décorations et prix pour son abnégation très visible sur les terrains.

Max fut très inspiré par Mickey Stevenborg, un expérimenté joueur arrière central reconverti en milieu défensif de grande classe et suscitant facilement de l’admiration, qui développa une aura tactique remarquable.

Le controversé

Au plus haut de sa carrière, Max évolua au Borussia Dortmund, mais il fit surtout les beaux jours du FC Sion, dans un de ses pays, et du FC Metz, qui accueillait à nouveau beaucoup de l’autre nation des Scarer. Max collectionnait aussi les cartons, et fut notamment expulsé dans une rencontre de qualification européenne jouée par les Sédunois par l’IA Mika L 12.13, qui était en test comme juge arbitre par l’UEFA, alors qu’il avait mis un coup de pied aux fesses à son adversaire turc du Besiktas Istanbul. Si son adversaire se trainait à plusieurs reprises sous les coups de boutoir et tacles du demi-défensif valaisan, l’arbitrage, parfois abusé, ne pouvait passer cet acte flagrant, agressif voire dégradant.

L'adulé

Max était adoré des journalistes pour ses interviews à 100 à l’heure, où il répondait du tac au tac, quasiment sans filtre. Il se dit qu’il était pressé d’en finir, son métabolisme ralentissant assez vite avec la fatigue… Mais Max ne l’aura jamais confirmé lui-même. 

Sa réputation avait fait le tour de la planète, dopé par les réseaux sociaux. Son unique sélection sous le maillot rouge à Croix Blanche a été complétée par d’honorables et belles rencontres de charité (à Wembley ou au Stade Olympique de Rome) ou encore, plus tard, les jubilés de son frère et de Mickey Stevenborg, qui allait, lui, débuter une très grande carrière d’entraîneur.

Max quittera le football à la fin de la sienne, et n’épousera finalement pas Alexia Santos, rencontrée à Genève, mais pressée de retourner à Madrid, et de laisser Max dans ses montagnes.

07. Henry Stevenborg, l'interview.

 Ecrit le 5 mai 2024, à Ferney Voltaire.

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Brian Wakker de la RTS s'entretient avec Henry Stevenborg, l'entraineur suédois du Servette FC.

Ça fait bientôt deux ans et demi que l'homme du Nord devenu francophone a pris en main le club genevois. S'il a cultivé du mystère, il s'est livré quelque fois sur les pelouses ; et on peut dire qu'il a redonné à Servette une certaine prestance.

L'homme du Nord

BW: "Bonjour Henry, nous vous accueillons pour cette interview exclusive, le lendemain de ce match historique contre le Celtic de Glasgow. Comment allez-vous ?"

HS: "Bonjour Brian, je vais très bien, merci."

BW: "On sort d'un match historique, le 6e tour de ce groupe de Champions League, où, pour la première fois à ce stade, vous vous êtes confrontés à Manchester City, au Paris Saint-Germain, et au Celtic de Glasgow. Quelles sont vos impressions ?"

HS: "Oui, à propos de ce dernier match, on a vécu quelque chose de fort. On a montré qu'on n’avait pas complètement démérité ; et que même si Celtic a un très haut niveau, on a su élever notre jeu. Le but de Timo a libéré le stade, celui de Breel a donné un espoir fou, et celui de Willem a fait exploser la liesse"

Le match du Servette contre le Celtic, en Ligue des Champions

BW: "Vous voilà poète ?"

Le passionné

HS: "Quand on vit une rencontre d'une telle intensité, une expérience si forte avec le public, je crois que ça marque une carrière. Ce match m'a marqué, et j'en parle avec une vraie passion."

BW: "On ne vous connait qu'assez mal, mais depuis quelques temps, vous vous livrez davantage. On vous a vu avec vos fils sur un cliché de fin de rencontre, en présence de Jock Stein, l'entraineur de Celtic. Qu'est-ce qui fait que vous vous livrez plus ?"

HS: "... la Passion, sans doute. Je viens de Scandinavie, un pays de culture réformée, on a davantage de retenue avec les choses ; quand ici c’est un peu… méditerranéen parfois. Je préfère me livrer dans le travail quotidien. Mes fils Mickey et Francis étaient toutefois heureux de poser avec un entraineur de renom."

La Rome protestante

BW: "Dans la cité de Calvin, vous avez donc trouver de quoi stabiliser votre parcours ? Je rappelle que vous avez entrainé plusieurs clubs suédois, puis le club de Dagenham and Redbridge. C'est une rencontre avec Didier Fischer, qui a conclu à votre arrivée. Un mot sur votre parcours ?"

HS: "Un parcours très simple, j'ai commencé par être joueur-entraineur dans mon village, où mon père était maçon et ma mère institutrice, puis j'ai entrainé le club de la ville d'à côté, et je me suis retrouvé adjoint de Malmö FF. A 37 ans, j'avais besoin de voir autre chose, et ce poste à Dag & Red en Vanarama National League a été une superbe opportunité. Je parlais bien anglais, et on avait joué un match amical contre eux. Le président Peter Freund avait une tante suédoise, on a sympathisé, et un an plus tard, je me retrouvais dans la banlieue londonienne. Avec Didier Fischer, ce sont des amis luxembourgeois communs qui nous ont mis en contact. Et après deux saisons à Londres, Ben Strevens voulait devenir Manager, il le méritait. J'ai donc pris la décision de quitter pour une ville a priori plus calme, Genève. Je n'y étais jamais venu avec Didier m'y accueille. J’ai toutefois gardé un temps mon rôle de sélectionneur luxembourgeois."

BW: "Et donc vous prenez le Servette qui s'était déjà remis des déboires du passé, mais qui avait besoin d'un coup de boost pour s'installer devant en Super League. Quelle a été votre recette pour devenir deux fois champions et remporté deux fois la Coupe Suisse en seulement deux saisons ?"

HS: "Je ne connais que le travail. Il y aussi un peu d'organisation, avec un renforcement du staff, la stabilisation tactique. Il était clair que le 4-3-3 pratiqué auparavant correspondait le mieux à l'équipe. Les recrutements étaient quasiment tous fait la première saison quand je suis arrivé, je me suis donc concentré sur les points que je viens de vous citer."

BW: "Et dans la surprise générale, vous devenez champions ?"

HS: "Oui, la mienne aussi. J'avais été champion avec Malmö et Daggenham, mais nous étions favoris. Là, on était programmés pour être 4e, mais les joueurs se sont pris au jeu quand Bâle et Young Boys perdaient de l'énergie en Coupe d'Europe; et alors que Tottenham nous avons empêché de faire les poules de Conférence League. La victoire contre le Sporting en New Geneva Cup, début Septembre avait forgé un groupe solidaire. Puis on a fait une série de victoires incroyable...  Il faut se rappeler que dans cette compétition estivale à Meyrin, on avait éliminé le PSG !"

L'Européen

BW: "Effectivement, vous avez été invaincus jusqu'en mars, où vous perdez 0-1 à Berne, et où vous déclariez: 'Maintenant ça va être dur !'. Mais vous aviez une telle avance, que vous terminez deux points devant le FCB. C'était déjà une sacrée consécration que ce titre !"

HS: "Oui, la victoire en Finale de Coupe suisse, aussi contre Bâle, avait montré que ce n'était pas démérité. Ce jour-là, je me suis dit que finalement, notre groupe de joueur valait bien la 1ère place au classement. Et des joueurs comme Kutesa et Crivelli avaient vraiment fait la différence."

BW: "Puis vous remettez ça, la saison suivante..."

HS: "... tout en jouant l'Europa League, dont nous dominons clairement le Groupe. Ce qui nous a donné confiance. Même les stars naissantes de Grasshoppers et St Gall, ne nous ont pas stoppés...", dit-il en souriant.

BW: "Cette génération de nouvelles stars du football est-elle en train de changer la donne dans le championnat suisse ?"

HS: "Je le crois. Les Sauterelles ont terminé 3e l'an dernier, entre Bâle et YB, alors que St Gall a raté l'Europe pour seulement 3 points. Aujourd'hui, les deux clubs sont entre Bâle et nous au classement. Un Zamorano ou un Abegglen ; ça vous change une équipe."

BW: "Mais vous avez plusieurs matchs de retard !"

L'homme modeste

HS: "Oui, on a joué que 9 matchs, on a perdu des points, et suivre le rythme des Bâlois va être difficile."

BW: "Vous êtes bien modestes. Le FCB dispose de 29 points après 12 matchs, et vous êtes la seule équipe qui les a battus. Vous en avez 21, et vous êtes invaincus."

HS: "On a perdu de l'énergie en Coupe d'Europe, à notre tour. Pourtant on a un contingent élargi."

BW: "Et d'autres joueurs arrivent. Apparemment Imeri ferait son retour en janvier, on parle encore de Lautaro Valenti, et peut-être d'Octavian Popescu."

HS: "Pour Imeri et Valenti c'est confirmé. Pour Popescu, on négocie encore, et ce serait plutôt pour la saison prochaine."

BW: "Avec Valenti, vous renforcez encore votre défense !"

HS: "Oui, avec un joueur puissant et rigoureux qui connait la Serie A; et on se prépare à d'autres mouvements."

BW: "Lesquels ?"

HS: "Nos joueurs sont prisés. Certains sont doublement champions et brillent en Champions League. Ils sont attirés par les grands championnats. On ne les retiendra pas longtemps, c'est le destin du championnat suisse."

BW: "Vous allez rester à Genève après cette troisième saison ?"

HS: "Je suis concentré sur la saison, j'ai encore deux autres années de contrat; pour l'instant, je suis parti pour les honorer. Mais je ne suis qu'un entraineur."

Le manager

BW: "Oh, vous êtes aussi un manager qui a le pouvoir sur tout le sportif."

HS: "Oui, et je le dois à Didier. Georg Heitz est directeur sportif, mais on travaille ensemble sur tout le sportif et la formation. Ça me convient."

BW: "Henry, nous touchons à la fin de cette discussion. Quels sont vos pronostics pour le championnat et la coupe cette année ?"

HS : « Je n’aime pas trop les pronostics. On fera au mieux, en continuant à développer l’équipe et son encadrement. »

BW : « On en attend un peu plus de vous ; allez-vous être champions ? »

HS : « On a désormais la chance de faire partie des privilégiés trop rares qui peuvent briguer des titres ; ce qui est l’apanage d’une ou deux équipes, très souvent dans les championnats européens. Depuis notre premier titre, il y a deux ans, on veut donc défendre ce qu’on a acquis. C’est notre honneur de le faire, et on le fera en toute humilité. Je suis un homme de travail."

BW: "Merci Henry, et de joyeuses fêtes à vous."

HS: "Merci Brian, de belles fêtes de la St Nicolas, aujourd'hui, et de Noël, à venir."

15 novembre 2024

06. Salève

 Ecrit le 16.03.2024, à Bienne (Suisse)

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Le dénouement

Enfin, le 18 juin 2024, le Servette FC annonce son projet de centre d'entraînement rénové, et stupeur, ce sera en France voisine. Il est vrai que le sujet est devenu une saga dans la presse locale, et ce depuis des années faites de tergiversation politique, d'opposition de riverains, d'hésitation sportive. Mais là, le grand Servette est de retour, et l'annonce est à la hauteur.

Sur les hauteurs du Genevois

Le grand centre d'entraînement prendra ses quartiers sur les hauteurs du Salève, montagne jurassienne qui surplombe par le sud le bassin genevois. Un terrain de 16 hectares a été acquis et une option pour un autre de 9 hectares promet de futures extensions. Cinq terrains de football vont être installés, une piste d'athlétisme, un parcours de VTT,  deux bâtiments (l’un administratif et l’autre de quarante logements pour les éducateurs et les joueurs de l’académie), un gymnase, et un centre de soins et de rééducation avec une piscine. Un restaurant et un parcours de santé ouvert au public agrémentera rapidement la visite des lieux. L'accès se fera dès 2026 par le téléphérique du Salève dont les fréquences sont améliorées lors des heures de travail. Inspiré par les installations de Macolin, centre de la formation et de la compétence sportive suisse, située sur les hauteurs de Bienne, le centre sera dès 2027 le plus beau à 120 kilomètres alentours.

L’homme fort

C'est Didier Fischer qui présente le projet dans sa quasi-intégralité. Sachant que Thierry Renegass va lui rétrocéder son siège de président du club. Fischer est flanqué de Claudius Schäfer, qui vient de rejoindre le club et qui va suivre personnellement le dossier, et de José Sinval, de retour au club, dans un poste complémentaire à Lionel Pizzinat de Directeur Technique. Fischer, lui, se concentrera sur le Football, avec son fils Valdo, directeur du centre de données, tout ça dans cette impressionnante constellation « Servette », qui comprend également du Rugby, du Hockey sur Glace, en plus du football féminin à nouveau couronné, et bientôt du Hockey sur Gazon et du Handball. Henry Stevenborg siège quant à lui sur le côté de la salle, avec ses fils.

Le Grand Servette

L'institution du Servette Football Club devient ainsi incontournable en Suisse, dans l'Arc Alpin, et d'une certaine manière, dans la catégorie des clubs non « Champions Leaguistes ». Et cet événement prendra une importance cruciale dans la création de la Ligue des Clubs Grenat.

En marge de cette conférence de presse, le Servette FC annonçait encore l’arrivée de deux joueurs expérimentés, le brésilien Henrique, latéral gauche de 30 ans en provenance de Lyon, et l’international sud-coréen Jung-Bin Park, ailier, qui avait déjà fait une saison entre 2019 et 2020 ; dans la même semaine c’est le milieu de terrain norvégien Thor Stavanger qui rejoindrait le club grenat, récemment vainqueur de la Coupe de Suisse.

11 novembre 2024

05. Supporter

 Initié le 28 mars puis complété le 26 avril 2024 au Domaine du Gouverneur à Monthieux (Ain). Adjoint de détails le 11.11.2024.

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Après avoir lu un article en langue allemande sur « Stolper-Harry » automatiquement traduit pour lui, voici qu’Edmond Wells tombe sur un témoignage inattendu, mais qui complètera son enquête.

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La cité de Calvin

« Je suis supporter du Servette FC depuis 2010, l’année où je suis arrivé dans la région. Les premières années étaient prometteuses avec le retour en Super League dès 2011, mais tout s’est emballé… et l’enfer a duré plusieurs années, avec des hauts et beaucoup de bas, jusqu’au retour de la stabilité avec l’avènement du très protestant Didier Fischer. ». Quoi d’autre dans la cité de Calvin, dont la passion mise en attente a fini par exploser dès 2023-2024, avec un remarquable parcours en coupe d’Europe ?

Tout a donc commencé lors d’un match marquant contre le FC Lugano, au printemps 2011… « J'avais alors été impressionné par les applaudissements que la grosse double-centaine de supporters de la Section Grenat avaient réservé à leurs homologues ainsi qu'aux joueurs luganais. Un peu naïvement, je pensais alors trouver ici une autre ambiance de football. »

Le romantisme

Romantique du football, j’avais donc eu envie de croire que quelque chose pouvait être différent. Ce romantisme se raccrocha en définitive à autre chose : « Finalement, je compris que cette victoire était a priori inespérée et s'inscrivait alors dans une série assez incroyable d'excellents résultats qui se prolongeront encore, sous la houlette depuis quelques mois d'un druide portugais : João Alves. ». C’était aussi la foi dans un football local, d’équipe de copains, qui, soudés, peuvent dépasser leurs limites individuelles, pour emmener le collectif au-delà des espérances.

Le drame

Puis, bien plus tard, en 2027, arriva le drame absolu avec la finale de coupe jouée à Bâle. Un match de football important et fou, qui ne s’était pas terminé en raison d’une catastrophe inattendue et terrible. J’ai relaté de ce drame par ailleurs, je ne veux plus m’y attarder.

La fête exceptionnelle

Heureusement, le club a quand même continué à grandir. Une nouvelle génération est arrivée, le club genevois est devenu champion pour la 20e en fois en 2029. Une fête sensationnelle organisée au stade de Genève rénové s’est tenue pendant tout un week-end avec plus de 50000 personnes. Ça restera le meilleur souvenir de votre visiteur, qui, là en revanche, veut bien y revenir infiniment…

Un match inoubliable dans le derby du Lac, contre le Lausanne-Sport, dont le coup de sifflet final donné par le dernier arbitre suisse non doublé d’une IA, Isambar Abrahamovic, donnera lieu à une liesse sans pareil, après la remontée de 2011, celle de 2019, le titre de 2025, et la demi-finale d’Europa Conférence League de 2028, bien sûr.

« Après avoir vu ça, on peut mourir tranquille ; le plus tard possible, toutefois.»

03 novembre 2024

04. Les Jeux Olympiques de 2028

Sous-titre : les fièvres nationales continuent de monter.

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Ecrit à Ferney-Voltaire le 21/07/2024.

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Un début anticipé

Alors que la cérémonie d’ouverture était prévue en fin de journée, les Etats-Unis, hôte des Jeux, faisaient déjà leur entrée en lice avec une rencontre déjà historique face à la Suisse.

Les deux équipes de Moins de 23 ans étaient dotés de 3 renforts professionnels, dont la super star américaine et double ballon d’or, Tom Fenwick, ou encore Max Scarer, qui avait opté pour le passeport helvétique, joueur-clé du Borussia Dortmund. Tom et Max étaient capitaines respectifs de leur équipe.

Si les Etats-Unis se sont qualifiés facilement dans un barrage face à Haïti (4-0, et 1-6), les Suisses ont dû éliminer les Liechtensteinois, les Autrichiens et les Croates, dans un groupe qualificatif européen plein de rebondissements. Après plusieurs matchs d’entrainement dans la banlieue de Los Angeles, les Américains et les Suisses ouvraient donc le bal de la compétition de football au Rose Bowl de Pasadena. Les deux équipes du Groupe 2 lançaient ainsi une compétition d’envergure identique aux anciennes Coupes du Monde comportant, pour la première fois, 32 équipes regroupées en 8 groupes de 4.

Les 8 groupes de la compétition des JO 2028

Une foule exacerbée

98000 spectateurs, aux trois quarts américains poussaient dans la ferveur de ces JO pas encore ouverts officiellement. Les quelques 9000 suisses qui avaient fait le déplacement avaient toutefois embarqué les traditionnelles cloches à vaches, très symboliques, et les emblématiques drapeaux rouges à la croix blanche, souvent marqués des villes et des cantons, comme « Basel », « Sankt-Gallen », « Solothurn », « Lausanne » ou « Valais ».

Albert de Monaco ou encore Sun Jihai sont dans les tribunes pour représenter le comité Olympique International. Michael Phelbs représente, lui, le comité américain, alors que Lara Dickenmann est déléguée par le comité suisse, et même la section football de ce même comité.

C’est parti

Après le cantique suisse, le « Star-Spangled Banner » est entonné dans la passion des foules imprégnées de la mythologie de leur identité et de leur histoire. Les jets américains laissent des trainées rouge-blanc-bleue, et les hourras assourdissent les commentaires relayés en ligne des reporters. Tom et Max échangent leurs fanions, avant que la publicité mobilise trois minutes de pause. Le coup d’envoi se fait attendre.

C’est parti, après le tir au pistolet et le break dance hier, les tournois de tennis et de volley-ball féminins ce matin, le premier match de football est lancé. Très rapidement, les joueurs du sélectionneur américain Alexi Lalas, partent conquérir les lignes défensives suisses. Et, dès la douzième minute, John Tolkin ouvrit le score sur une déviation de la tête après un coup franc de son coéquipier Fenwick. 1-0.

Les joueurs au maillot rouge et grenat tentent de réagir, mais c’est sur contre que le tout jeune californien Jorge Libertad, 17 ans, lancé par Fenwick, double la mise. A la mi-temps, c’est 2-0 pour la plus grande joie du public. Dans le public, Henry, Mickey et Francis Stevenborg apprécient. Henry s’en trouvera bien inspiré dans le futur, lors de la prochaine olympiade… Mais ceci est une autre histoire.

Sauthier et l’IA

Anthony Sauthier, préparateur de la « Nati olympique », était aussi préposé à l’IA pour fournir des conseils à la sélectionneuse Ana Maria Crnogorcevic. Les données saisies, il devenait clair sur l’écran qu’il consultait qu’il fallait sortir Scarer, auteur de deux mauvaises passes, et pas assez offensifs à son poste pour essayer de revenir. Crnogorcevic eut bien du mal à admettre le message et ignora d’abord la démonstration de Sauthier, se référant à son adjoint Giorgio Contini.

Et le 3-0 de la 50e sur coup-franc de Fenwick, obligea la coach suisse à réagir. Elle appela Max Scarer, qui fronça les sourcils, pour lui annoncer qu’il allait sortir. C’est là que le milieu expérimenté de la Nati sortit le grand jeu. Il marqua sur coup-franc et d’une tête sur corner dans les quelques minutes qui suivirent, et la 55e, le score de 3-2. Dilemme pour Crnogorcevic et Sauthier.

Mais le préparateur genevois indiqua immédiatement que le software lui donnait une nouvelle indication toute en couleur, mieux valait faire entrer Loun Srdanovic pour dynamiser l’aile droite ; Crnogorcevic s’exécuta. Sous les vivas de ses supporters genevois, Srdanovic centra quelques minutes plus tard du milieu de terrain dans l’axe, et l’avant-centre suisse fut fauché dans la surface de réparation. Penalty. Scarer donna le 3-3 à la 67e.

Pas de vainqueur dans le match d’ouverture

En fin de rencontre, Fenwick marqua un corner direct dans les arrêts de jeu, alors que les américains s’étaient mis en difficultés après un but contre leur camps quelques instants plus tôt. Les « USA, USA » déterminés et fiers descendaient des tribunes sur 3 pans du Rose Bowl.

4-4 fut le score final, dans un stade en liesse, grâce à l’égalisation de dernière minute, et à l’exploit suisse, loin des terres de la Confédération.

Ce match nul agit comme un électrochoc national. Les Etats-Unis remportèrent souverainement le groupe avec 7 points et 16 buts inscrits, et devant la Suisse 5 points et seulement 8 buts. Le Japon, qui avait bloqué héroïquement la participation de la Chine Intérieure dans un des groupes qualificatifs asiatiques, termina troisième avec 4 points, et 6 buts, mais éliminé à ce stade.

Victoire des Américains pour la médaille d’or

18 jours plus tard, dans une finale extraordinaire, les Américains défièrent le Brésil dans une finale encore plus passionnée. Devant 90000 spectateurs rassemblés au Los Angeles Memorial Coliseum, c’est Molly Cobb, l’astronaute américaine première occidentale sur la lune, qui donne le coup d’envoi. Les Américains avaient éliminé la Colombie puis l’Italie, avant de s’imposer devant les valeureux et très puissants nigérians.

Dans cette finale caniculaire, par une victoire 3 buts à 1, et encore un but de Tom Fenwick, meilleur buteur avec 8 réalisations, les Américains ne laissèrent quasiment aucune chance aux brésiliens du capitaine Cotanho.

Les Suisses, quant à eux, obtinrent une très belle médaille de Bronze, en écartant le Mexique en huitième de Finale, puis l’Allemagne en Quart, et enfin en s’inclinant aux tirs au but face aux Brésiliens. C’est dans la petite finale face au Nigéria, qui décrochèrent leur médaille, par une victoire 2-0, dès l’entame du match. Max Scarer et enfin Léo Maurizzio, entré en jeu pour la première fois dans la compétition, inscrivirent ces réalisations historiques pour la première médaille de la Confédération dans la discipline.

Sur Sport Dimanche

Max Scarer terminait 2e au classement des meilleurs buteurs, « grâce à 6 goals », comme l’indiquait fièrement Brian Wakker dans l’émission phare sportive du dimanche sur la RTS. Un reportage avait précédé pour montrer à quel point le nationalisme exacerbé avait sous-tendu à la compétition, notamment dans les matchs Grande-Russie contre Ethiopie-Erythrée (3-2), et Union des Flandres-Maroc (1-1, victoire des néerlando-belges aux tirs au buts), en huitième de finale. L’absence de joueur blanc en équipe de France comme dans toute la Sélection britannique, ne pouvait, elle, pas être commentée.

31. For all Mankind

 Ecrit à la volée le 5 janvier 2025 à Ferney-Voltaire. -- Edmond Wells 2173 ; Edmond Wells rassemble ses dossiers, il était temps de se con...