16 novembre 2024

08. Max Scarer

 Ecrit entre les 23 et 24 décembre 2023 à Spicheren puis Alsting.

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De son nom complet Maximilian Zephyr Scarer, le jeune « Max » est turbulent, bien plus que son grand frère Mike Vesper Scarer. Les deux sont suisso-luxembourgeois.

Le cadet est toutefois un grand hyperactif, quoique, par la taille il demeurera moyen. Son talent de footballeur sera malgré tout remarquable, puisqu’il fera une carrière professionnelle de premier plan, arrachant une sélection sous les couleurs de la Confédération Helvétique, après un beau parcours en Espoirs suisses. Voyons cela de façon plus détaillée :

L'hyperactif

Après une enfance pour le moins agitée, il devient clair pour celui que tout le monde appelle « Max » qu’il fera une carrière de footballeur. Ce milieu défensif hyperactif court dans tous les sens, et même s’il est épuisé après 90 minutes, il a très souvent enchainé plus de 15 kilomètres de courses, de bonds, de tacles, de coups de reins, de changements de rythme. S’il est super énergique pendant la durée d’une match normal, Max est pourtant épuisé à l’issue du temps réglementaire.

Atteignant 1m79 dès 16 ans, Max ne grandira plus ; il figurera ainsi vite comme un des plus petits de ses équipes, le football étant devenu un véritable sport de force, de physique et d’endurance. C’est sur ce dernier plan que Max tirera son épingle du jeu, avec de plusieurs décorations et prix pour son abnégation très visible sur les terrains.

Max fut très inspiré par Mickey Stevenborg, un expérimenté joueur arrière central reconverti en milieu défensif de grande classe et suscitant facilement de l’admiration, qui développa une aura tactique remarquable.

Le controversé

Au plus haut de sa carrière, Max évolua au Borussia Dortmund, mais il fit surtout les beaux jours du FC Sion, dans un de ses pays, et du FC Metz, qui accueillait à nouveau beaucoup de l’autre nation des Scarer. Max collectionnait aussi les cartons, et fut notamment expulsé dans une rencontre de qualification européenne jouée par les Sédunois par l’IA Mika L 12.13, qui était en test comme juge arbitre par l’UEFA, alors qu’il avait mis un coup de pied aux fesses à son adversaire turc du Besiktas Istanbul. Si son adversaire se trainait à plusieurs reprises sous les coups de boutoir et tacles du demi-défensif valaisan, l’arbitrage, parfois abusé, ne pouvait passer cet acte flagrant, agressif voire dégradant.

L'adulé

Max était adoré des journalistes pour ses interviews à 100 à l’heure, où il répondait du tac au tac, quasiment sans filtre. Il se dit qu’il était pressé d’en finir, son métabolisme ralentissant assez vite avec la fatigue… Mais Max ne l’aura jamais confirmé lui-même. 

Sa réputation avait fait le tour de la planète, dopé par les réseaux sociaux. Son unique sélection sous le maillot rouge à Croix Blanche a été complétée par d’honorables et belles rencontres de charité (à Wembley ou au Stade Olympique de Rome) ou encore, plus tard, les jubilés de son frère et de Mickey Stevenborg, qui allait, lui, débuter une très grande carrière d’entraîneur.

Max quittera le football à la fin de la sienne, et n’épousera finalement pas Alexia Santos, rencontrée à Genève, mais pressée de retourner à Madrid, et de laisser Max dans ses montagnes.

07. Henry Stevenborg, l'interview.

 Ecrit le 5 mai 2024, à Ferney Voltaire.

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Brian Wakker de la RTS s'entretient avec Henry Stevenborg, l'entraineur suédois du Servette FC.

Ça fait bientôt deux ans et demi que l'homme du Nord devenu francophone a pris en main le club genevois. S'il a cultivé du mystère, il s'est livré quelque fois sur les pelouses ; et on peut dire qu'il a redonné à Servette une certaine prestance.

L'homme du Nord

BW: "Bonjour Henry, nous vous accueillons pour cette interview exclusive, le lendemain de ce match historique contre le Celtic de Glasgow. Comment allez-vous ?"

HS: "Bonjour Brian, je vais très bien, merci."

BW: "On sort d'un match historique, le 6e tour de ce groupe de Champions League, où, pour la première fois à ce stade, vous vous êtes confrontés à Manchester City, au Paris Saint-Germain, et au Celtic de Glasgow. Quelles sont vos impressions ?"

HS: "Oui, à propos de ce dernier match, on a vécu quelque chose de fort. On a montré qu'on n’avait pas complètement démérité ; et que même si Celtic a un très haut niveau, on a su élever notre jeu. Le but de Timo a libéré le stade, celui de Breel a donné un espoir fou, et celui de Willem a fait exploser la liesse"

Le match du Servette contre le Celtic, en Ligue des Champions

BW: "Vous voilà poète ?"

Le passionné

HS: "Quand on vit une rencontre d'une telle intensité, une expérience si forte avec le public, je crois que ça marque une carrière. Ce match m'a marqué, et j'en parle avec une vraie passion."

BW: "On ne vous connait qu'assez mal, mais depuis quelques temps, vous vous livrez davantage. On vous a vu avec vos fils sur un cliché de fin de rencontre, en présence de Jock Stein, l'entraineur de Celtic. Qu'est-ce qui fait que vous vous livrez plus ?"

HS: "... la Passion, sans doute. Je viens de Scandinavie, un pays de culture réformée, on a davantage de retenue avec les choses ; quand ici c’est un peu… méditerranéen parfois. Je préfère me livrer dans le travail quotidien. Mes fils Mickey et Francis étaient toutefois heureux de poser avec un entraineur de renom."

La Rome protestante

BW: "Dans la cité de Calvin, vous avez donc trouver de quoi stabiliser votre parcours ? Je rappelle que vous avez entrainé plusieurs clubs suédois, puis le club de Dagenham and Redbridge. C'est une rencontre avec Didier Fischer, qui a conclu à votre arrivée. Un mot sur votre parcours ?"

HS: "Un parcours très simple, j'ai commencé par être joueur-entraineur dans mon village, où mon père était maçon et ma mère institutrice, puis j'ai entrainé le club de la ville d'à côté, et je me suis retrouvé adjoint de Malmö FF. A 37 ans, j'avais besoin de voir autre chose, et ce poste à Dag & Red en Vanarama National League a été une superbe opportunité. Je parlais bien anglais, et on avait joué un match amical contre eux. Le président Peter Freund avait une tante suédoise, on a sympathisé, et un an plus tard, je me retrouvais dans la banlieue londonienne. Avec Didier Fischer, ce sont des amis luxembourgeois communs qui nous ont mis en contact. Et après deux saisons à Londres, Ben Strevens voulait devenir Manager, il le méritait. J'ai donc pris la décision de quitter pour une ville a priori plus calme, Genève. Je n'y étais jamais venu avec Didier m'y accueille. J’ai toutefois gardé un temps mon rôle de sélectionneur luxembourgeois."

BW: "Et donc vous prenez le Servette qui s'était déjà remis des déboires du passé, mais qui avait besoin d'un coup de boost pour s'installer devant en Super League. Quelle a été votre recette pour devenir deux fois champions et remporté deux fois la Coupe Suisse en seulement deux saisons ?"

HS: "Je ne connais que le travail. Il y aussi un peu d'organisation, avec un renforcement du staff, la stabilisation tactique. Il était clair que le 4-3-3 pratiqué auparavant correspondait le mieux à l'équipe. Les recrutements étaient quasiment tous fait la première saison quand je suis arrivé, je me suis donc concentré sur les points que je viens de vous citer."

BW: "Et dans la surprise générale, vous devenez champions ?"

HS: "Oui, la mienne aussi. J'avais été champion avec Malmö et Daggenham, mais nous étions favoris. Là, on était programmés pour être 4e, mais les joueurs se sont pris au jeu quand Bâle et Young Boys perdaient de l'énergie en Coupe d'Europe; et alors que Tottenham nous avons empêché de faire les poules de Conférence League. La victoire contre le Sporting en New Geneva Cup, début Septembre avait forgé un groupe solidaire. Puis on a fait une série de victoires incroyable...  Il faut se rappeler que dans cette compétition estivale à Meyrin, on avait éliminé le PSG !"

L'Européen

BW: "Effectivement, vous avez été invaincus jusqu'en mars, où vous perdez 0-1 à Berne, et où vous déclariez: 'Maintenant ça va être dur !'. Mais vous aviez une telle avance, que vous terminez deux points devant le FCB. C'était déjà une sacrée consécration que ce titre !"

HS: "Oui, la victoire en Finale de Coupe suisse, aussi contre Bâle, avait montré que ce n'était pas démérité. Ce jour-là, je me suis dit que finalement, notre groupe de joueur valait bien la 1ère place au classement. Et des joueurs comme Kutesa et Crivelli avaient vraiment fait la différence."

BW: "Puis vous remettez ça, la saison suivante..."

HS: "... tout en jouant l'Europa League, dont nous dominons clairement le Groupe. Ce qui nous a donné confiance. Même les stars naissantes de Grasshoppers et St Gall, ne nous ont pas stoppés...", dit-il en souriant.

BW: "Cette génération de nouvelles stars du football est-elle en train de changer la donne dans le championnat suisse ?"

HS: "Je le crois. Les Sauterelles ont terminé 3e l'an dernier, entre Bâle et YB, alors que St Gall a raté l'Europe pour seulement 3 points. Aujourd'hui, les deux clubs sont entre Bâle et nous au classement. Un Zamorano ou un Abegglen ; ça vous change une équipe."

BW: "Mais vous avez plusieurs matchs de retard !"

L'homme modeste

HS: "Oui, on a joué que 9 matchs, on a perdu des points, et suivre le rythme des Bâlois va être difficile."

BW: "Vous êtes bien modestes. Le FCB dispose de 29 points après 12 matchs, et vous êtes la seule équipe qui les a battus. Vous en avez 21, et vous êtes invaincus."

HS: "On a perdu de l'énergie en Coupe d'Europe, à notre tour. Pourtant on a un contingent élargi."

BW: "Et d'autres joueurs arrivent. Apparemment Imeri ferait son retour en janvier, on parle encore de Lautaro Valenti, et peut-être d'Octavian Popescu."

HS: "Pour Imeri et Valenti c'est confirmé. Pour Popescu, on négocie encore, et ce serait plutôt pour la saison prochaine."

BW: "Avec Valenti, vous renforcez encore votre défense !"

HS: "Oui, avec un joueur puissant et rigoureux qui connait la Serie A; et on se prépare à d'autres mouvements."

BW: "Lesquels ?"

HS: "Nos joueurs sont prisés. Certains sont doublement champions et brillent en Champions League. Ils sont attirés par les grands championnats. On ne les retiendra pas longtemps, c'est le destin du championnat suisse."

BW: "Vous allez rester à Genève après cette troisième saison ?"

HS: "Je suis concentré sur la saison, j'ai encore deux autres années de contrat; pour l'instant, je suis parti pour les honorer. Mais je ne suis qu'un entraineur."

Le manager

BW: "Oh, vous êtes aussi un manager qui a le pouvoir sur tout le sportif."

HS: "Oui, et je le dois à Didier. Georg Heitz est directeur sportif, mais on travaille ensemble sur tout le sportif et la formation. Ça me convient."

BW: "Henry, nous touchons à la fin de cette discussion. Quels sont vos pronostics pour le championnat et la coupe cette année ?"

HS : « Je n’aime pas trop les pronostics. On fera au mieux, en continuant à développer l’équipe et son encadrement. »

BW : « On en attend un peu plus de vous ; allez-vous être champions ? »

HS : « On a désormais la chance de faire partie des privilégiés trop rares qui peuvent briguer des titres ; ce qui est l’apanage d’une ou deux équipes, très souvent dans les championnats européens. Depuis notre premier titre, il y a deux ans, on veut donc défendre ce qu’on a acquis. C’est notre honneur de le faire, et on le fera en toute humilité. Je suis un homme de travail."

BW: "Merci Henry, et de joyeuses fêtes à vous."

HS: "Merci Brian, de belles fêtes de la St Nicolas, aujourd'hui, et de Noël, à venir."

15 novembre 2024

06. Salève

 Ecrit le 16.03.2024, à Bienne (Suisse)

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Le dénouement

Enfin, le 18 juin 2024, le Servette FC annonce son projet de centre d'entraînement rénové, et stupeur, ce sera en France voisine. Il est vrai que le sujet est devenu une saga dans la presse locale, et ce depuis des années faites de tergiversation politique, d'opposition de riverains, d'hésitation sportive. Mais là, le grand Servette est de retour, et l'annonce est à la hauteur.

Sur les hauteurs du Genevois

Le grand centre d'entraînement prendra ses quartiers sur les hauteurs du Salève, montagne jurassienne qui surplombe par le sud le bassin genevois. Un terrain de 16 hectares a été acquis et une option pour un autre de 9 hectares promet de futures extensions. Cinq terrains de football vont être installés, une piste d'athlétisme, un parcours de VTT,  deux bâtiments (l’un administratif et l’autre de quarante logements pour les éducateurs et les joueurs de l’académie), un gymnase, et un centre de soins et de rééducation avec une piscine. Un restaurant et un parcours de santé ouvert au public agrémentera rapidement la visite des lieux. L'accès se fera dès 2026 par le téléphérique du Salève dont les fréquences sont améliorées lors des heures de travail. Inspiré par les installations de Macolin, centre de la formation et de la compétence sportive suisse, située sur les hauteurs de Bienne, le centre sera dès 2027 le plus beau à 120 kilomètres alentours.

L’homme fort

C'est Didier Fischer qui présente le projet dans sa quasi-intégralité. Sachant que Thierry Renegass va lui rétrocéder son siège de président du club. Fischer est flanqué de Claudius Schäfer, qui vient de rejoindre le club et qui va suivre personnellement le dossier, et de José Sinval, de retour au club, dans un poste complémentaire à Lionel Pizzinat de Directeur Technique. Fischer, lui, se concentrera sur le Football, avec son fils Valdo, directeur du centre de données, tout ça dans cette impressionnante constellation « Servette », qui comprend également du Rugby, du Hockey sur Glace, en plus du football féminin à nouveau couronné, et bientôt du Hockey sur Gazon et du Handball. Henry Stevenborg siège quant à lui sur le côté de la salle, avec ses fils.

Le Grand Servette

L'institution du Servette Football Club devient ainsi incontournable en Suisse, dans l'Arc Alpin, et d'une certaine manière, dans la catégorie des clubs non « Champions Leaguistes ». Et cet événement prendra une importance cruciale dans la création de la Ligue des Clubs Grenat.

En marge de cette conférence de presse, le Servette FC annonçait encore l’arrivée de deux joueurs expérimentés, le brésilien Henrique, latéral gauche de 30 ans en provenance de Lyon, et l’international sud-coréen Jung-Bin Park, ailier, qui avait déjà fait une saison entre 2019 et 2020 ; dans la même semaine c’est le milieu de terrain norvégien Thor Stavanger qui rejoindrait le club grenat, récemment vainqueur de la Coupe de Suisse.

11 novembre 2024

05. Supporter

 Initié le 28 mars puis complété le 26 avril 2024 au Domaine du Gouverneur à Monthieux (Ain). Adjoint de détails le 11.11.2024.

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Après avoir lu un article en langue allemande sur « Stolper-Harry » automatiquement traduit pour lui, voici qu’Edmond Wells tombe sur un témoignage inattendu, mais qui complètera son enquête.

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La cité de Calvin

« Je suis supporter du Servette FC depuis 2010, l’année où je suis arrivé dans la région. Les premières années étaient prometteuses avec le retour en Super League dès 2011, mais tout s’est emballé… et l’enfer a duré plusieurs années, avec des hauts et beaucoup de bas, jusqu’au retour de la stabilité avec l’avènement du très protestant Didier Fischer. ». Quoi d’autre dans la cité de Calvin, dont la passion mise en attente a fini par exploser dès 2023-2024, avec un remarquable parcours en coupe d’Europe ?

Tout a donc commencé lors d’un match marquant contre le FC Lugano, au printemps 2011… « J'avais alors été impressionné par les applaudissements que la grosse double-centaine de supporters de la Section Grenat avaient réservé à leurs homologues ainsi qu'aux joueurs luganais. Un peu naïvement, je pensais alors trouver ici une autre ambiance de football. »

Le romantisme

Romantique du football, j’avais donc eu envie de croire que quelque chose pouvait être différent. Ce romantisme se raccrocha en définitive à autre chose : « Finalement, je compris que cette victoire était a priori inespérée et s'inscrivait alors dans une série assez incroyable d'excellents résultats qui se prolongeront encore, sous la houlette depuis quelques mois d'un druide portugais : João Alves. ». C’était aussi la foi dans un football local, d’équipe de copains, qui, soudés, peuvent dépasser leurs limites individuelles, pour emmener le collectif au-delà des espérances.

Le drame

Puis, bien plus tard, en 2027, arriva le drame absolu avec la finale de coupe jouée à Bâle. Un match de football important et fou, qui ne s’était pas terminé en raison d’une catastrophe inattendue et terrible. J’ai relaté de ce drame par ailleurs, je ne veux plus m’y attarder.

La fête exceptionnelle

Heureusement, le club a quand même continué à grandir. Une nouvelle génération est arrivée, le club genevois est devenu champion pour la 20e en fois en 2029. Une fête sensationnelle organisée au stade de Genève rénové s’est tenue pendant tout un week-end avec plus de 50000 personnes. Ça restera le meilleur souvenir de votre visiteur, qui, là en revanche, veut bien y revenir infiniment…

Un match inoubliable dans le derby du Lac, contre le Lausanne-Sport, dont le coup de sifflet final donné par le dernier arbitre suisse non doublé d’une IA, Isambar Abrahamovic, donnera lieu à une liesse sans pareil, après la remontée de 2011, celle de 2019, le titre de 2025, et la demi-finale d’Europa Conférence League de 2028, bien sûr.

« Après avoir vu ça, on peut mourir tranquille ; le plus tard possible, toutefois.»

03 novembre 2024

04. Les Jeux Olympiques de 2028

Sous-titre : les fièvres nationales continuent de monter.

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Ecrit à Ferney-Voltaire le 21/07/2024.

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Un début anticipé

Alors que la cérémonie d’ouverture était prévue en fin de journée, les Etats-Unis, hôte des Jeux, faisaient déjà leur entrée en lice avec une rencontre déjà historique face à la Suisse.

Les deux équipes de Moins de 23 ans étaient dotés de 3 renforts professionnels, dont la super star américaine et double ballon d’or, Tom Fenwick, ou encore Max Scarer, qui avait opté pour le passeport helvétique, joueur-clé du Borussia Dortmund. Tom et Max étaient capitaines respectifs de leur équipe.

Si les Etats-Unis se sont qualifiés facilement dans un barrage face à Haïti (4-0, et 1-6), les Suisses ont dû éliminer les Liechtensteinois, les Autrichiens et les Croates, dans un groupe qualificatif européen plein de rebondissements. Après plusieurs matchs d’entrainement dans la banlieue de Los Angeles, les Américains et les Suisses ouvraient donc le bal de la compétition de football au Rose Bowl de Pasadena. Les deux équipes du Groupe 2 lançaient ainsi une compétition d’envergure identique aux anciennes Coupes du Monde comportant, pour la première fois, 32 équipes regroupées en 8 groupes de 4.

Les 8 groupes de la compétition des JO 2028

Une foule exacerbée

98000 spectateurs, aux trois quarts américains poussaient dans la ferveur de ces JO pas encore ouverts officiellement. Les quelques 9000 suisses qui avaient fait le déplacement avaient toutefois embarqué les traditionnelles cloches à vaches, très symboliques, et les emblématiques drapeaux rouges à la croix blanche, souvent marqués des villes et des cantons, comme « Basel », « Sankt-Gallen », « Solothurn », « Lausanne » ou « Valais ».

Albert de Monaco ou encore Sun Jihai sont dans les tribunes pour représenter le comité Olympique International. Michael Phelbs représente, lui, le comité américain, alors que Lara Dickenmann est déléguée par le comité suisse, et même la section football de ce même comité.

C’est parti

Après le cantique suisse, le « Star-Spangled Banner » est entonné dans la passion des foules imprégnées de la mythologie de leur identité et de leur histoire. Les jets américains laissent des trainées rouge-blanc-bleue, et les hourras assourdissent les commentaires relayés en ligne des reporters. Tom et Max échangent leurs fanions, avant que la publicité mobilise trois minutes de pause. Le coup d’envoi se fait attendre.

C’est parti, après le tir au pistolet et le break dance hier, les tournois de tennis et de volley-ball féminins ce matin, le premier match de football est lancé. Très rapidement, les joueurs du sélectionneur américain Alexi Lalas, partent conquérir les lignes défensives suisses. Et, dès la douzième minute, John Tolkin ouvrit le score sur une déviation de la tête après un coup franc de son coéquipier Fenwick. 1-0.

Les joueurs au maillot rouge et grenat tentent de réagir, mais c’est sur contre que le tout jeune californien Jorge Libertad, 17 ans, lancé par Fenwick, double la mise. A la mi-temps, c’est 2-0 pour la plus grande joie du public. Dans le public, Henry, Mickey et Francis Stevenborg apprécient. Henry s’en trouvera bien inspiré dans le futur, lors de la prochaine olympiade… Mais ceci est une autre histoire.

Sauthier et l’IA

Anthony Sauthier, préparateur de la « Nati olympique », était aussi préposé à l’IA pour fournir des conseils à la sélectionneuse Ana Maria Crnogorcevic. Les données saisies, il devenait clair sur l’écran qu’il consultait qu’il fallait sortir Scarer, auteur de deux mauvaises passes, et pas assez offensifs à son poste pour essayer de revenir. Crnogorcevic eut bien du mal à admettre le message et ignora d’abord la démonstration de Sauthier, se référant à son adjoint Giorgio Contini.

Et le 3-0 de la 50e sur coup-franc de Fenwick, obligea la coach suisse à réagir. Elle appela Max Scarer, qui fronça les sourcils, pour lui annoncer qu’il allait sortir. C’est là que le milieu expérimenté de la Nati sortit le grand jeu. Il marqua sur coup-franc et d’une tête sur corner dans les quelques minutes qui suivirent, et la 55e, le score de 3-2. Dilemme pour Crnogorcevic et Sauthier.

Mais le préparateur genevois indiqua immédiatement que le software lui donnait une nouvelle indication toute en couleur, mieux valait faire entrer Loun Srdanovic pour dynamiser l’aile droite ; Crnogorcevic s’exécuta. Sous les vivas de ses supporters genevois, Srdanovic centra quelques minutes plus tard du milieu de terrain dans l’axe, et l’avant-centre suisse fut fauché dans la surface de réparation. Penalty. Scarer donna le 3-3 à la 67e.

Pas de vainqueur dans le match d’ouverture

En fin de rencontre, Fenwick marqua un corner direct dans les arrêts de jeu, alors que les américains s’étaient mis en difficultés après un but contre leur camps quelques instants plus tôt. Les « USA, USA » déterminés et fiers descendaient des tribunes sur 3 pans du Rose Bowl.

4-4 fut le score final, dans un stade en liesse, grâce à l’égalisation de dernière minute, et à l’exploit suisse, loin des terres de la Confédération.

Ce match nul agit comme un électrochoc national. Les Etats-Unis remportèrent souverainement le groupe avec 7 points et 16 buts inscrits, et devant la Suisse 5 points et seulement 8 buts. Le Japon, qui avait bloqué héroïquement la participation de la Chine Intérieure dans un des groupes qualificatifs asiatiques, termina troisième avec 4 points, et 6 buts, mais éliminé à ce stade.

Victoire des Américains pour la médaille d’or

18 jours plus tard, dans une finale extraordinaire, les Américains défièrent le Brésil dans une finale encore plus passionnée. Devant 90000 spectateurs rassemblés au Los Angeles Memorial Coliseum, c’est Molly Cobb, l’astronaute américaine première occidentale sur la lune, qui donne le coup d’envoi. Les Américains avaient éliminé la Colombie puis l’Italie, avant de s’imposer devant les valeureux et très puissants nigérians.

Dans cette finale caniculaire, par une victoire 3 buts à 1, et encore un but de Tom Fenwick, meilleur buteur avec 8 réalisations, les Américains ne laissèrent quasiment aucune chance aux brésiliens du capitaine Cotanho.

Les Suisses, quant à eux, obtinrent une très belle médaille de Bronze, en écartant le Mexique en huitième de Finale, puis l’Allemagne en Quart, et enfin en s’inclinant aux tirs au but face aux Brésiliens. C’est dans la petite finale face au Nigéria, qui décrochèrent leur médaille, par une victoire 2-0, dès l’entame du match. Max Scarer et enfin Léo Maurizzio, entré en jeu pour la première fois dans la compétition, inscrivirent ces réalisations historiques pour la première médaille de la Confédération dans la discipline.

Sur Sport Dimanche

Max Scarer terminait 2e au classement des meilleurs buteurs, « grâce à 6 goals », comme l’indiquait fièrement Brian Wakker dans l’émission phare sportive du dimanche sur la RTS. Un reportage avait précédé pour montrer à quel point le nationalisme exacerbé avait sous-tendu à la compétition, notamment dans les matchs Grande-Russie contre Ethiopie-Erythrée (3-2), et Union des Flandres-Maroc (1-1, victoire des néerlando-belges aux tirs au buts), en huitième de finale. L’absence de joueur blanc en équipe de France comme dans toute la Sélection britannique, ne pouvait, elle, pas être commentée.

31. For all Mankind

 Ecrit à la volée le 5 janvier 2025 à Ferney-Voltaire. -- Edmond Wells 2173 ; Edmond Wells rassemble ses dossiers, il était temps de se con...